Viticulture régionale : les AOC du Languedoc se portent bien

Le Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc, ou CIVL, est revenu sur le bilan positif 2017 des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France, les deux piliers de la viticulture régionale qui vise un nouvelle progression en 2018.

C’est peut-être un comble pour le vin de ne pas avoir les voyants… au rouge, mais pour le CIVL, ils sont au vert après une année 2017 marquée par de belles performances, tant sur le marché national, porté par la grande distribution, que sur l’international, et notamment aux Etats-Unis, en Allemagne et en Chine.

Une percée dans la grande distribution

En 2017, le chiffre d’affaire des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France en grande surface a atteint 169,9 M€ (133,4 M€ en 2013), confirmant une progression régulière de + 27 % sur les quatre ans, soit +36,5 M€. Le CIVL a prévu de maintenir l’effort en 2018 sur la GD. Un exemple : les IGP Côtes-de-Thau, Coteaux-de-Peyriac, Cité-de-Carcassonne, Cévennes et Coteaux d’Ensérune font faire l’objet de trois opérations chez Cora, Auchan et Casino.

« Nous discutons également avec d’autres enseignes, Leclerc, Carrefour, Match, Intermarché et Système U pour promouvoir ces produits en association avec les appellations du Languedoc », précise Jérôme Villaret, délégué général du CIVL qui inique que les ventes d’AOC progressent fortement (+ 6 %) sur les segments des prix à 5 € et plus. « La mutation de nos AOC vers le moyen et haut de gamme se confirme », précise-t-il.

Un record à l’export

Dans le même temps, les exportations ont battu des records avec 207 M€ de chiffre d’affaires en 2017 contre 142 M€ en 2012, soit une augmentation de 65 M€ sur la période : « C’est le résultat d’une stratégie de montée en gamme de nos AOC et IGP Languedoc-Roussillon depuis 2012 », analyse Xavier de Volontat.

Le président du CIVL pointe la forte demande des marchés asiatiques et nord-américains, avec respectivement 47,3 M€ et 42,9 M€ de Ca en 2017. En Europe, le principal importateur de vins languedociens reste Royaume-Uni reste (21,6 M€), suivi de l’Allemagne (+7%) et de la Belgique.

« Le succès de nos AOC en Chine et aux USA répond aux envies d’une nouvelle génération de consommateurs à la recherche de vins qualitatifs et à la recherche de bon rapport qualité/prix », affirme le président du CIVL.

2018, l’année du Languedoc

« Le vignoble des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France se porte plutôt bien », conclut Xavier de Volontat qui juge « rassurants » les chiffres des vendanges 2017 : «  Les volumes, bien qu’en recul de 6% par rapport à 2016, vont permettre d’alimenter les marchés, notamment à l’export et plus particulièrement sur le segment des AOC. 2018 s’annonce sous de bons auspices ».

Cette année est aussi une année d’expérimentation pour le CIVL qui anticipe les effets du réchauffement climatique sur le vignoble. Les vignerons se lancent dans une grande expérience à l’échelle du Languedoc-Roussillon : sur une vingtaine d’hectares, une quinzaine d’entre eux testeront 7 variétés de nouveaux cépages développés par l’INRA, moins gourmand en eau et plus résistant à un environnement sec.

>> Le Languedoc-Roussillon, 1er producteur de rosés français
En 2016, le vignoble languedocien est le premier producteur de vins rosés à indication géographique et représente 33% de la production française et 10 % de la production mondiale. « La croissance du marché français provient notamment des vins du Languedoc-Roussillon : nos IGP Sud de France et nos AOC séduisent de plus en plus les consommateurs français et étrangers », complète Xavier de Volontat.

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