Bonne pioche vendredi soir, lors de l’opération de contrôles et de sécurisation de l’unité spécialisée des transports en commun des policiers de la Sécurité publique et des agents de la TaM 3M, sur les lignes du tramway de Montpellier : trois fraudeurs présumés dits d’habitude ont été démasqués.
Âgés de 26 ans, 35 ans et 46 ans, ils n’étaient pas titulaires de leur ticket de transport au moment des contrôles conjoints de la police nationale et des agents de la TaM 3M aux stations du Corum, pour deux d’entre-eux et de Port Marianne pour le troisième.
Tribunal correctionnel
Au total, les recherches dans le fichier spécial des fraudeurs dans les transports en commun de Montpellier ont fait ressortir qu’au total, 65 PV pour non-paiement de voyages dans le tramway -et plus rarement dans les bus- n’avaient jamais été acquittés, sur une période d’un an. L’un des trois fraudeurs totalisait ainsi 31 PV non honorés depuis février 2017.
Ils ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central. « Désormais, depuis une loi récente, les fraudeurs dits d’habitude ne sont plus passibles d’une contravention, mais d’un délit et en cas de récidive, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel », rappelle une commissaire de police de la Sécurité publique de l’Hérault.
Refus de paiement volontaire
Ces derniers mois, des fraudeurs régulièrement contrôlés sans ticket de transport et accumulant des dettes élevées, jugés devant le tribunal correctionnel n’ont pas caché aux juges qu’ils refusaient d’acquitter le paiement volontairement, évoquant d’abord un tarif trop élevé pour les personnes « à la rue » ou gagnant 500 € par mois et du « racket » ensuite, réclamant jusqu’à la gratuité des transports en commun…
Inutile de dire que ce système de défense n’est pas du goût des magistrats du parquet de Montpellier, ni de l’avocat de la TaM 3M. Ces opérations de lutte contre la fraude dans les transports en commun de Montpellier vont être régulièrement renouvelées.