Les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault ont démasqué un escroc présumé, qui était à la tête d’une auto-entreprise : il est soupçonné d’avoir arnaqué de nombreux futurs propriétaires de villas individuelles, en encaissant les acomptes, sans jamais finir les chantiers, dans l’Hérault et le Gard : Baillargues, Frontignan, Sussargues, Pézenas, Quissac etc.
Il avait déjà été condamné pour des faits identiques en 2015… Cet artisan trentenaire a fait une dizaine de victimes, en zone de la police nationale et de la gendarmerie. Des fournisseurs qu’il ne payait pas et des particuliers chez qui il ne finissait pas les travaux ont déposé plainte pour des faits présumés commis entre 2011 et l’année dernière.
90’000 € de préjudice
Le préjudice total est estimé à 90’000 euros. Il a été écroué jeudi, à l’issue de sa garde à vue au commissariat central de Montpellier pour abus de confiance, escroquerie, vol et utilisation frauduleuse de moyens de paiement. Des délits présumés passibles du tribunal correctionnel. Il a été placé en détention provisoire.
Les policiers ont décortiqué le mode opératoire du mis en examen : aux particuliers il faisait des devis pour des piscines, terrasses ou rénovation d’appartements. Il demandait le versement d’un acompte en espèce, commençait les travaux, puis se volatilisait avant d’avoir terminé. Les particuliers se retrouvaient avec des pavillons en chantier et ne parvenaient plus à le contacter.
Chèques sans provision
Chez des fournisseurs il a réglé ses factures avec des chèques sans provision. Il a aussi loué du matériel chez Loxam, jamais payé et laissé en plan sur les chantiers. Les plaintes ont été déposées aux quatre coins du département dans des gendarmeries différentes du département.
Elles ont toutes été regroupées au parquet de Montpellier qui a saisi les policiers de la Sécurité publique pour diligenter les investigations. Quand les policiers sont allés l’arrêter à son domicile, mercredi, ils ont découvert qu’on lui avait coupé l’électricité parce qu’il ne payait pas : il s’était raccordé de manière sauvage.
En 2015, cet escroc présumé avait été condamné à un an de prison ferme pour des faits similaires. Il ne s’était pas présenté au tribunal correctionnel et n’a jamais effectué sa peine.