Le jeune montpelliérain formellement identifié comme étant l’auteur présumé des graves blessures, infligés volontairement au visage d’un policier de la brigade anticriminalité -BAC- du commissariat central de Montpellier lors du Karnaval des gueux, le soir de Mardi gras, dans les rues de la ville a été mis en examen samedi pour violences volontaires avec arme ayant entraîné une incapacité de travail temporaire supérieure à huit jours sur un agent dépositaire de l’autorité publique, l’arme étant un tesson de bouteille en verre.
Après avoir brisé une bouteille, l’émeutier a surpris le policier de la BAC pourtant porteur de son casque en lui lacérant le visage du menton jusqu’au nez avec le morceau de verre, avant de fêter avec d’autres émeutiers qui, courageusement bien sûr avaient le visage masqué. Ce groupe de jeunes violents ferait partie des squatters qui occupent illégalement des bâtiments collectifs et privés et dont fait partie l’agresseur présumé du policier.
Hospitalisé
Après son interpellation, le suspect avait été placé en garde à vue, avant qu’elle ne soit considérée comme incompatible avec son état de santé. En effet, il s’était violemment débattu et avait malmené d’autres policiers de la Sécurité publique, lors de sa neutralisation.
Après quelques jours passés au CHU Lapeyronie, dans une chambre surveillée 24h sur 24, le jeune montpelliérain a été déféré au parquet de Montpellier, puis devant le juge d’instruction en charge de l’information judiciaire, destinée à faire toute la lumière sur cette violente agression gratuite sur ce policier de la Sécurité publique.
Il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Le Karnaval des gueux avait été interdit par un arrêté du maire de Montpellier et du préfet de l’Hérault. 200 émeutiers masqués, armés en état d’ivresse avaient bravé l’interdiction.