Un habitant de Saint-Laurent-d’Aigouze, près de Vauvert, dans le Gard a été condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nîmes, vendredi pour avoir harcelé son ex-concubine. En quelques semaines, il lui a envoyé 80 SMS, avant qu’elle ne le bloque.

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Le prévenu était donc jugé pour le délit présumé de harcèlement, mais également pour violences avec usage d’une arme par destination, en l’occurrence sa voiture, pour avoir foncé sur son ex-compagne, ne supportant pas la rupture et devenu vert de jalousie.

La jeune femme avait décidé de mettre un terme à leur relation, après avoir filé le parfait amour pendant dix-huit mois. Le jeune homme ne s’en s’est jamais remis, d’autant qu’il s’était installé chez elle, à Saint-Laurent-d’Aigouze et qu’elle lui a ordonné de déménager. Ce qu’il a tardé à faire.

Après son départ qui lui était resté en travers, le prévenu a visiblement décidé de se venger : il a harcelé son ex-amie au quotidien, d’abord par des centaines appels téléphoniques adressés jour et nuit, puis, en lui expédiant quelque 80 SMS, comme les gendarmes de la compagnie de Vauvert, notamment ceux de la brigade d’Aimargues ont pu l’établir, lors de leur enquête.

« Je voulais la reconquérir »

« Je voulais la reconquérir », a t-il plaidé à la barre du tribunal, sans convaincre ni les juges, ni le procureur de la République, d’autant que lors de ces harcèlements, le jeune gardois était astreint à un contrôle judiciaire, qui lui interdisait de contacter son ex-compagne et de venir à son domicile.

Comme les gendarmes de la brigade d’Aimargues l’ont constaté, il stationnait régulièrement sa voiture devant l’appartement de la victime. Un jour, perdant son sang-froid, il avait foncé sur elle, avant de l’éviter au dernier moment. Depuis, elle est en dépression et suit un traitement médical lourd.

Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné l’amoureux éconduit jaloux et violent à un an de prison avec sursis avec une obligation de soins, 1 500 euros pour le préjudice moral et 400 euros pour les frais médicaux de la victime. Et il a interdiction de paraître dans la commune de Saint-Laurent-d’Aigouze.