L’ex-doyen et un professeur de la faculté de droit de Montpellier, en garde à vue depuis hier en début d’après-midi au commissariat central, dans les locaux de la sûreté départementale de l’Hérault devraient être déférés au parquet de Montpellier, « au plus tôt ce soir, au plus tard vendredi avant midi », selon une source proche de l’enquête.

Le procureur de la République, Christophe Barret décidera alors, soit d’un renvoi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel à l’audience demain après-midi, soit de l’ouverture d’une information judiciaire auprès du juge d’instruction de permanence, s’il estime que des investigations complémentaires capitales doivent être accomplies.

En cas de saisie d’un juge d’instruction, les deux hommes seraient automatiquement mis en examen.

La garde à vue de Philippe Pétel et du professeur, Jean-Luc Coronel de Boissezon -co-directeur du Masteur 2 d’Histoire du droit- a été prolongée en fin de matinée, par le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, en raison d’investigations importantes qui restent à mener autour d’indices graves et concordants figurant dans la procédure judiciaire en cours.

Plainte contre X

La suspension administrative des deux hommes, décidée ce matin par la ministre de l’Enseignement supérieur sur la base du premier jet du rapport des inspecteurs généraux arrivés lundi, semble confirmer les éléments recueillis par les enquêteurs et le procureur.

L’ex-doyen et le professeur de la faculté de droit sont entendus sous le régime de la garde à vue visés par les délits présumés de violences volontaires aggravées par au moins deux circonstances, à savoir en réunion et avec arme et complicité contre X, sur la base de la plainte déposée par Philippe Augé, le président de l’Université de Montpellier.

Perquisitions et visionnage des vidéos

« Les perquisitions au domicile des deux hommes et à la faculté de droit, le visionnage des bandes des caméras de vidéosurveillance de la Ville, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les auditions des témoins, dont des étudiants présents lors de l’intrusion violente du commando encagoulé et armé vont permettre d’aller vers la vérité, sous le régime de la garde à vue. On saura avant demain midi, si on peut remplacer le X dans la plainte par une ou deux identités formelles », précise cette source proche de l’enquête.

Selon nos informations, l’ex-doyen et le professeur seraient coopératifs avec les policiers. Le procureur de la République devrait pouvoir le vérifier, puisqu’il se trouvait à l’hôtel de police, ce jeudi à 14h30, où il est arrivé discrètement. Christophe Barret est un magistrat de terrain.