Avant l’hommage de la Nation à 11h30, aux Invalides à Paris, au colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, des cérémonies ont eu lieu ce mercredi matin dans toutes les compagnies de gendarmerie du territoire, comme celle organisée à 10h sur la place d’armes de la compagnie de Castelnau-le-Lez, aux portes nord-est de Montpellier.

Sous le commandement du lieutenant-colonel Sébastien Salvador, toutes les unités étaient représentées, dont les brigades territoriales -Castelnau-le-Lez, Saint-Jean-de-Védas, Saint-Georges-d’Orques, Villeneuve-lès-Maguelone, Saint-Gély-du-Fesc, Clapiers/Jacou, Saint-Mathieu-de-Tréviers-, les maires et/ou adjoints, les retraités, les réservistes, les associations avec les drapeaux des médaillés militaires de Montpellier, de l’Union nationale des parachutistes de l’Hérault, des Anciens combattants de l’Hérault, de la Légion étrangère de l’Hérault, des délégations des polices municipales et des familles.

La Marseillaise entonnée

Devant le drapeau tricolore en berne, les militaires de la compagnie ont observé une minute de silence, puis ont entonné l’hymne nationale de La Marseillaise. Un émouvant hommage rendu à l’officier de gendarmerie, assassiné vendredi, dans le Super U de Trèbes. Il était le commandant adjoint du groupement de gendarmerie de l’Aude.

On apprend ce mercredi que le colonel Arnaud Beltrame, mort en héros, a voulu désarmer le terroriste présumé, Radouane Lakdim, 26 ans, abattu dans la foulée par le GIGN. Le visionnage des bandes de la vidéosurveillance du supermarché par les enquêteurs de la sous-direction anti-terroriste -Sdat- et du SRPJ de Montpellier, recoupés par les témoignages des otages rescapés atteste, que le forcené qui détenait trois engins explosifs de fabrication artisanale a répliqué en poignardant l’officier de gendarmerie à un bras, puis à une jambe, après qu’il ait tenté de lui enlever le pistolet 7.65 et son couteau de chasse, avant de l’égorger, alors qu’il gisait au sol.

Téléphone portable ouvert

L’autopsie pratiquée samedi à l’Institut médico-légal du CHU Lapeyronie, à Montpellier a conclu que les coups de couteau portés à la gorge avaient été mortels. Dans un premier temps, les enquêteurs avaient envisagé le geste sanglant du terroriste présumé, parce qu’il aurait pu s’apercevoir que l’officier de gendarmerie avait laissé son téléphone portable ouvert pour que le GIGN capte toutes les conversations dans le Super U.

C’est en entendant des cris, puis des coups de feu que l’unité d’élite avait abattu le forcené. Les trois autres victimes de Radouane Lakdim seront inhumées, ce jeudi dans l’Aude. Des membres des familles sont présentes aux Invalides.

Hier soir, Marine, la concubine du terroriste présumée, âgée de 18 ans a été mise en examen pour association de malfaiteurs terroristes et écrouée. L’adolescent de 17 ans, un des amis du couple a été remis en liberté, après une longue garde à vue. Aucune charge n’a été retenue dans un éventuel rôle lors de l’équipée sanglante, à Carcassonne et à Trèbes.

>> Notre reportage à Castelnau-le-Lez

Le lieutenant-colonel Sébastien Salvador et son adjoint, le capitaine Serge Dalzon sur la place d’armes de la compagnie de Castelnau-le-Lez. Photo JMA. Métropolitain.
Les associations de retraités et les drapeaux présents. Photo JMA. Métropolitain.
Des policiers municipaux venus des communes du ressort de la compagnie de gendarmerie de Castelnau-le-Lez. Photo JMA. Métropolitain.
Maires et adjoints des communes dans le ressort de la compagnie de gendarmerie de Castelnau-le-Lez. Photo JMA. Métropolitain.

>> La vidéo de La Marseillaise